BIFFF 2012: Poongsan

 

Affiche du film

 

Poongsan – Juhn Jai-Hong

Un homme très mystérieux traverse la DMZ (la zone qui sépare la Corée du Nord de la Corée du Sud sur 30 km aux alentours du 38e parallèle depuis la Guerre de Corée) pour apporter des messages, des vidéos et des objets aux familles coréennes séparées. Cet homme est surnommé « Poonsang » à cause des cigarettes qu’il fume. Un jour, il reçoit la demande des autorités sud-coréennes de faire traverser In-Oak, le grand amour d’un déserteur nord-coréen très important. Mais cette dernière s’est attachée à son transporteur. Et cette affection semble réciproque.


 

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On aime

  • La qualité du film. Avec seulement 200 000 000 wons soit 135 000 euros de budget, Poongsan n’a rien à envier aux grosses productions. Le tout étant en plus shooté en à peine un mois. Le public ne ressent ni le manque de moyens ni le rush du montage.
  • L’acteur principal qui dégage un charisme incroyable sans dire un seul mot durant tout le film. Le fait qu’il ne parle pas a bien sûr une symbolique. Si Poongsan avait un accent du sud, il serait un sud-coréen. S’il avait un accent du nord, il deviendrait nord-coréen. Alors qu’il est tout simplement coréen.
  • L’humanité qui vient alléger le sujet. Que ce soit le FBI sud-coréen ou  les espions nord-coréens, les deux groupes sont paranoïaques, manipulateurs et bourreaux. Alors comment ne pas rester de marbre face à ces scènes d’affections entre Poongsan et In-oak alors qu’ils se font maltraités par les deux groupes?

On aime moins

  • Les scènes de tortures. Disons que cela concerne plus les âmes sensibles. Voir quelqu’un se faire broyer le pied ou recevoir des décharges électriques, ça fait toujours quelque chose.
  • Le ping-pong absurde entre les deux camps coréens qui donnent le tournis et qui se perd dans les explications. Personne ne sait plus pourquoi, pour qui ou dans quel but ils se battent.

Poongsan n’est pas un film qui donne la pêche mais qui en vaut certainement le détour.

Présentation: Benjamin Minet & Cédryc Ruth

Rédaction: Kim Dinh

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